C'est tonique, bien enlevé et pétillant. Dreamgirls n'est pas un cocktail mais une bonne surprise. Dans l'Amérique de l'apartheid, le film retrace le destin houleux des Dreamettes, trois jeunes afro-américaines qui vont successivement passer des back au lead vocals, des feux de la rampe à l'oubli le plus complet. Le climax : la plus talentueuse des trois est évincée au profit de la plus jolie. Soul, faux amis et vrais échecs sur fond de lutte pour les droits civiques. Et une bordée de hits bien calibrés.
A côté d'Eddie Murphy, excellent dans le rôle du crooner vieillissant et suicidé, c'est surtout la prestation de Jennifer Hudson qui retient l'attention - et qui lui a d'ailleurs valu le Golden Globe du meilleur second rôle. L'actrice de 25 ans crève l'écran dans le rôle d'Effie White, la plus malchanceuse des Dreamettes qui se fait voler la vedette par Deena Jones, alias Beyoncé Knowles, ex-Destiny Childs au jeu plaisant mais lisse. A la voix bien pâle, également, à côté de celle - saisissante - de Jennifer-Effie.

Reconnaissons toutefois à Beyoncé, diva bling bling dont la soupe se vend comme des petits hamburgers, le mérite de jouer les seconds rôles dans un film dénonçant le sacrifice du talent sur l'autel de l'audimat. Ce qui n'est pas sans ironie. Dreamgirls est donc un film moral : lutte du bien et du mal, châtiment des méchants, triomphe de l'amour et de l'amitié. Trame inusable s'il en est - on pense à La flûte enchantée - mais passablement bien exploitée ici. D'aucuns diront que rien, dans Dreamgirls, n'égale l'aria de la Reine de la nuit. Certes. Mais la chansonnette y est très agréablement poussée.
Réalisé par Bill Condon. EU, 2005. Avec Jennifer Hudson, Beyoncé Knowles, Jamie Foxx et Eddie Murphy. Durée 2h11.
A côté d'Eddie Murphy, excellent dans le rôle du crooner vieillissant et suicidé, c'est surtout la prestation de Jennifer Hudson qui retient l'attention - et qui lui a d'ailleurs valu le Golden Globe du meilleur second rôle. L'actrice de 25 ans crève l'écran dans le rôle d'Effie White, la plus malchanceuse des Dreamettes qui se fait voler la vedette par Deena Jones, alias Beyoncé Knowles, ex-Destiny Childs au jeu plaisant mais lisse. A la voix bien pâle, également, à côté de celle - saisissante - de Jennifer-Effie.

Reconnaissons toutefois à Beyoncé, diva bling bling dont la soupe se vend comme des petits hamburgers, le mérite de jouer les seconds rôles dans un film dénonçant le sacrifice du talent sur l'autel de l'audimat. Ce qui n'est pas sans ironie. Dreamgirls est donc un film moral : lutte du bien et du mal, châtiment des méchants, triomphe de l'amour et de l'amitié. Trame inusable s'il en est - on pense à La flûte enchantée - mais passablement bien exploitée ici. D'aucuns diront que rien, dans Dreamgirls, n'égale l'aria de la Reine de la nuit. Certes. Mais la chansonnette y est très agréablement poussée.
Réalisé par Bill Condon. EU, 2005. Avec Jennifer Hudson, Beyoncé Knowles, Jamie Foxx et Eddie Murphy. Durée 2h11.
